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Les détails du contrat programme logistique

Il sera signé entre l'Etat et la CGEM dans quelques semaines.
5 axes : zones logistiques, intensification des échanges, acteurs intégrés, formation et régulation.
Objectif : baisser les coûts de la logistique de 20% à 15% en 2015.
Valeur ajoutée additionnelle de 3 à 5% du PIB d'ici 5 ans déjà.

Navire s'apprêtant à décharger

Enfin, le contrat programme pour la logistique ! La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le gouvernement s’apprêtent à signer

Contrat programme logistique: 62 000 personnes à former d'ici à 2015

Pour faire face aux besoins en ressources humaines de ce contrat programme logistique, les pouvoirs publics s’engagent à former à l’horizon 2015 autour de 60 000 personnes tous profils confondus. Cette formation s’appuiera sur le système de l’enseignement supérieur, en l’occurrence les universités et les grandes écoles d’ingénieurs ainsi que les écoles de techniciens. Elle s’articulera autour du développement des masters spécialisés au sein des facultés et des écoles, mais il est aussi prévu de recourir au plan 10 000 ingénieurs avec l’adaptation de certaines filières aux besoins en logistique. Par ailleurs, on compte sur l’activation des filières généralistes Bac+3 et Bac+2.
Pour les autres profils, il s’agira de mettre à contribution l’Office de formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) qui dispense déjà des formations aux métiers de la logistique dans certains de ses établissements, comme c’est le cas à Casablanca, en partenariat avec le ministère du transport et les professionnels. L’Etat mettra ainsi à la disposition de l’office des terrains à l’intérieur des zones logistiques pour lui permettre un accompagnement de proximité au sein de ces plateformes. A ce titre, 6 à 8 centres de formation de techniciens et opérateurs seront créés à Casablanca, Rabat, Tanger, Oujda, Fès et Marrakech.
Il est aussi prévu d’encourager les opérateurs privés à créer des instituts spécialisés de formation dans les domaines logistiques, notamment ceux non couverts par l’OFPPT comme le transport ferroviaire ou maritime. Ces instituts peuvent avoir le soutien de l’Etat y compris financier. L’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) peut aussi être mise à contribution pour des partenariats avec les opérateurs privés de formation spécialisée dans ces métiers. Toujours est-il qu’il est prévu de former à l’échéance 2015 quelque 800 managers, 1 500 ingénieurs, 12 950 techniciens et 46 300 opérateurs spécialisés, soit un total de 61 600 personnes.

Les chiffres du contrat programme logistique

116 milliards de DH à investir en 20 ans dont 63 milliards d’ici à 2015.

Baisse des coûts de logistique de 15 à 20 % d’ici à 5 ans.

3 200 ha de foncier à mobiliser en 20 ans dont 1 980 en 5 ans.

Cinq types de zones logistiques : conteneurs, produits finis, blé, produits agricoles, matériaux de construction.

Une trentaine de villes connaîtront des aménagements d’adaptation en matière d’infrastructures.

Six zones logistiques multi-flux pour Casablanca

La nouvelle stratégie de développement logistique prévoit pour l’agglomération du Grand Casablanca la mise en place de six zones logistiques multi-flux qui seront logées dans les localités de Zénata, Nouaceur, Ouled Salah, Médiouna et Bouskoura.
Zénata accueillera la plus grande plateforme à conteneurs du pays qui sera développée progressivement en fonction de l’évolution de la demande. Pour accompagner le développement de cette zone, le gouvernement devra élaborer un nouveau schéma portuaire en relation avec cette zone par la construction d’une connexion routière et ferroviaire de 20 km permettant une liaison rapide et facile entre le port de Casablanca et la zone de Zénata.
Cela contribuerait à la décongestion de Casablanca, notamment par la régulation de la circulation des camions de marchandises. En effet, l’Etat s’engage dans cette optique à encourager la conclusion de partenariats entre les établissements publics et les entreprises pour développer un service de traitement des conteneurs dans cette zone et à interdire la circulation des poids lourds de grand tonnage et des camions porte-conteneurs à l’intérieur du périmètre urbain.
La ville, elle-même, sera approvisionnée par des camions à petits tonnages à partir de la zone logistique avec une régulation qui permettrait de limiter la congestion de la circulation. Le secteur privé s’engage, pour sa part, à promouvoir cette zone logistique et à sensibiliser les opérateurs économiques aux bienfaits du développement durable et à la congestion de la ville. Il s’agit notamment de sensibiliser les transporteurs poids lourds pour reconvertir une partie de leur activité en transport de petit tonnage.

Un nouveau plan Logistique pour le Maroc

Casablanca, Poumon économique du MarocLa présentation de la stratégie nationale pour l’amélioration de la compétitivité logistique au Maroc est prévue le mois prochain. Laquelle stratégie sera même couronnée par la signature d’un Contrat-Programme entre le Gouvernement et le secteur privé.
Cette stratégie est définie par une étude déjà lancée par le ministère de l’Equipement et des Transports, en partenariat avec la CGEM. Elle a fait l’objet d’une convention de financement avec le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social dont la signature a été présidée par SM le Roi, le 19 mai 2008 à Casablanca.
Cette stratégie a pour objectif d’optimiser la gestion des flux de marchandises à travers la définition et la mise en œuvre d’un schéma national de plates-formes logistiques.
Elle a aussi pour but de mettre à niveau des acteurs privés dans le secteur du transport routier des marchandises. Dans le même sillage, elle vise à les former dans les métiers du transport et de la logistique. Il s’agit de l’élaboration de programmes de formation à même de répondre aux besoins des opérateurs et de consacrer le professionnalisme et la performance dans l’exercice des métiers de transport et de logistique.
Elle ambitionne également de créer, en partenariat avec le secteur privé, des outils de suivi et de veille sur le niveau d’efficacité des services logistiques (observatoire de la compétitivité logistique).
Parmi les dispositions prévues par la stratégie nationale, figure également la création d’un observatoire de la compétitivité logistique. Un tel instrument constituera une base de données commune entre l’Etat et le privé permettant de mesurer et de suivre régulièrement les indicateurs de performance du secteur tels les coûts, les délais de passage dans les ports ou encore le coût du fret maritime.
Selon un bureau d’étude français de renom, le coût de la logistique est encore trop élevé au Maroc. Elle absorbe environ 20% du PIB et constitue de 25 à 60 % de la valeur ajoutée totale, selon les secteurs. Et la même source d’ajouter que la ville de Casablanca et sa région sont considérées comme le cœur battant du secteur. Mais d’autres régions affichent leurs ambitions en ce domaine. C’est le cas de Tanger qui mise énormément sur le complexe portuaire de Tanger Med. L’étude recommande toutefois de développer d’autres zones dédiées à la logistique, notamment dans les régions de Meknès, Marrakech, Agadir et Oujda. Objectif : proposer une offre complète en la matière.
La Banque Mondiale souligne, pour sa part, dans une étude, que la logistique, créatrice de valeur ajoutée, pourrait dynamiser l’économie marocaine en faisant apparaître de nouveaux services indispensables aux multinationales.
Cependant, poursuit la même source, la logistique reste précaire malgré un programme ambitieux de réformes des douanes et des transports. En cause : une flotte routière non structurée et peu fiable, une offre de services en logistique quasiment inexistante mais, surtout, un coût et un délai exagérément élevés pour le passage du détroit de Gibraltar.
Bien que le Maroc ne soit séparé de l’Europe que par une quinzaine de kilomètres, le coût d’un transport Agadir-France est si important qu’il équivaut environ à un transfert  Istanbul-France ! Dans ces conditions, l’avantage géographique du pays se trouve considérablement restreint, relève-t-on de même source.
Autres handicaps soulevés par la Banque mondiale : prix d’accès au foncier pour les plates-formes, manque de coopération entre les acteurs, gestion de l’information peu moderne et offre de formation mal adaptée aux besoins des entreprises.
La Banque Mondiale souligne, par ailleurs, que le Maroc, pour conserver ses relations privilégiées avec l’Union Européenne, est appelé à améliorer sa logistique extérieure. Pour ce faire, elle recommande notamment de « développer le secteur comme vecteur d’activité, à la fois à travers de nouveaux services mais aussi par la diffusion d’attitudes et de pratiques modernes dans les entreprises marocaines exportatrices ainsi que celles qui produisent sur le marche local. »
Pour relever ce nouveau défi, les entreprises et les autorités marocaines devront, bien entendu, travailler de concert.
Il est à souligner que la consolidation d’une réelle compétitivité logistique de l’économie nationale figure, quand même, parmi les principaux objectifs du programme gouvernemental 2008-2012.

Crise politique autour du pipeline OCP

transport de frêt à l'ONCFLa décision est stratégique pour l’Office chérifien des phosphates (OCP) mais délicate à gérer pour l’Office national des chemins de fer (ONCF). Mettre en place un pipeline pour le transport des phosphates est peut-être important pour le premier, mais il occasionnera un manque à gagner pour le second. Dans les coulisses du gouvernement, l’affaire a des relents de crise.

Commerce mondial, Le Maroc arrache le 55e rang

Caricature: commerce marocain· Il gagne 19 rangs sur le classement du Forum économique mondial

· Poids des documents à l’import/export, corruption, coût du risque de terrorisme sur les affaires… les boulets


· Le ministère des Finances conteste certains critères d’évaluation



Bonne note pour le Maroc dans le classement mondial du commerce. En se hissant à la 55e place sur 121 dans le rapport du Forum économique mondial (FEM) qui évalue le degré d’intégration et d’ouverture des pays au commerce international, il a gagné 19 rangs par rapport à 2008. Un léger mieux qui intervient dans un contexte économique mondial morose puisque le commerce international est fortement affecté par la crise.

La logistique au maroc

La logistique au MarocLa situation géographique du Maroc - très proche de l’Union Européenne - lui confère un avantage unique. Malgré cela, les entreprises marocaines manquent encore de compétitivité. Une situation probablement due aux coûts logistiques. Mais malgré la volonté des entreprises et des autorités d’améliorer la situation, il demeure encore quelques freins.

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