Tom Peters

Tom Peters

Tom PetersTom Peters est né en 1942 à Baltimore, aux Etats Unis. Il étudie la technologie à l’université de Cornell et est diplômé de Stanford.
De 1966 à 1970, Tom a servi les services actifs de la marine des Etats Unis au Vietnam et a Washington ; comme conseillé à la maison blanche.
De 1973 a 1974, il travaille chez McKinsey &Co.
En 1974 il devient partenaire de la société McKinsey &Co.
En 1981 il a laisse tomber sa firme pour travailler indépendamment sur son livre : « A LA RECHERCHE DE L’EXCELLENCE. »


Tom Peters veut réinventer le travail

L’homme poursuit en fait le même chemin depuis trente ans. Il cherche à améliorer la façon dont les grandes entreprises fonctionnent. Après avoir abordé cette tâche sous l’angle des structures, il veut désormais changer les comportements des salariés. Tom Peters est un enthousiaste : il y met toujours plus d’énergie, des mots plus modernes, des expressions populaires plus directes. Déjà en 1994 il expliquait, dans The Pursuit of Wow!, l’importance de ne plus être « moyen » dans son travail (« être moyen ne mène à rien, mieux vaut échouer en ayant essayé quelque chose de super »), de rendre service en y mettant « toute son âme »… et de rappeler très vite ceux qui ont essayé de vous joindre au téléphone !
Aujourd’hui les idées du wow ! (wouhaa ! en français) ont mûri, chacun sait qu’il faut « récompenser les excellents échecs et punir les médiocres succès ». Nous voilà prêts à réinventer notre travail. Prenez un cadre dans une grande société (entre dégraissage et reengineering). Pour s’en sortir, explique Tom Peters, il ne doit plus raisonner en termes de « tâches à accomplir » mais de projets. C’est un jeu. Un jeu de rôles qui change tout.
Exemple. Vous êtes chef du service finance ? Considérez-vous désormais comme directeur associé d’une firme financière, filiale de votre division. Apprenez ce nouveau métier en observant comment travaillent les plus grandes sociétés de services aux professionnels (agences, consultants, etc.). Considérez les autres départements comme des clients. Vous devenez alors un manager cool, d’une firme cool, travaillant sur de « super projets », pour des clients cool. Votre firme professionnelle s’appuie sur un actif sensationnel : les cerveaux de vos collègues (vos associés) et le vôtre. Autrefois, vous pouviez être un cadre obscur et tranquille, mais c’est fini. Le truc pour s’en sortir a un nom : la distinction. Le cadre doit se transformer en marque, la « marque Vous », qui se distingue de toutes les autres. Ainsi va le monde selon Peters. Chaque jour dans une entreprise devient une aventure.
Un conseil : si vous voulez aller encore plus loin, démissionnez et lancez votre entreprise en solo !

Quelques ouvrages

1) Super Projet


L'heure de la "révolution des cols blancs" dans les entreprises a sonné sous l'effet des nouvelles technologies de l'information (systèmes d'information, planification des ressources de l'entreprise ou ERP, Intranet...) : elle touchera 90 % des salariés dans les années à venir. Et pourtant la plupart d'entre nous ne sont pas prêts. Partant de ce constat, ce troisième volume de la collection (avec Talents & Co et MoiTM) de la collection 50 propositions pour changer le travail propose d'apprendre à travailler en pensant "projet" plutôt que "tâche". "Le projet à fort impact est la particule élémentaire à partir de laquelle le nouveau monde des cols blancs sera construit et/ou reconstruit" : tel est le credo central de ce livre, développé à l'aide d'un large éventail de propositions concrètes. Il faut réinventer le langage des projets pour s'adapter à la nouvelle économie de la connaissance. Car seul le management par projet a un sens aujourd'hui. L'auteur nous le prouve en traitant les quatre dimensions essentielles d'un "Super Projet" :
La création (transformer une tâche donnée en "projet d'exception").
La vente.
La mise en œuvre.
La sortie-transmission.


2) Talents & Co. 50 propositions pour changer le travail

Aucun service de l'entreprise ne sera épargné par la révolution des technologies de l'information : les systèmes de gestion et de partage des connaissances vont passer la vitesse supérieure et, par là même occasion, transformer profondément le management et les organisations. Chaque service devra devenir une "constellation à valeur ajoutée fondée sur l'accumulation du capital de connaissances" sous peine de sombrer dans la léthargie(1) et l'inefficacité. Comment y parvenir ? Cet ouvrage détaille cinquante propositions pour transformer un service ordinaire en "société de talents obsédée par le Super Projet". Cela passe par des objectifs clairement identifiés :
Créer des équipes d'excellence.
Imaginer un monde différent pour son service et le mettre en œuvre.
Dynamiser les aspirations collectives…
Et aussi par des règles appropriées :
Avoir le culte du client.
Transformer chaque "tâche" en "projet".
Penser et agir de façon atypique
Lancer continuellement des défis…


3) Moi TM

"Dans dix ans, le travail tel que nous le connaissons aujourd'hui ne sera plus." L'accélération des mutations technologiques, notamment des technologies de l'information (web, Intranet, systèmes d'information...), a provoqué une véritable "révolution des cols blancs" qui devrait encore s'intensifier dans les années à venir. Tel est le constat initial de cet ouvrage qui a pour ambition la réinvention totale du travail en changeant notre manière de le concevoir, de le faire et de le vivre. Ce volume est centré sur le développement personnel et plus précisément sur la construction de sa propre marque, de son MoiTM.
Tom Peter propose cinquante conseils pour construire et gérer sa "Marque MOI" dont :
Penser et agir comme un entrepreneur indépendant
Ne compter que sur son talent, ses compétences et surtout ses projets,...
Rien de théorique ici, il s'agit de conseils concrets à mettre en œuvre au quotidien. On y trouvera près de 200 actions détaillées, telles que "Évaluez votre capital marque personnel", "Pensez clients", ou encore "Créez votre plan de renouveau personnel".

C'est le premier volume de la collection 50 propositions pour changer le travail suivi de Talents & Co et Super Projet.

4) L'entreprise libérée

Dix ans après Le Prix de l'excellence, Tom Peters nous propose ce nouveau livre révolutionnaire. De quoi veut-il libérer l'entreprise ? Du poids écrasant de la hiérarchie, de l'hypertrophie(2) des services centraux, bref de tout l'héritage de l'entreprise classique qui étouffe la curiosité, l'initiative et l'imagination. Dans ce monde où l'économie tout entière semble avoir perdu la boule, seule l'entreprise qui se déstructure, qui démolit sa propre hiérarchie, qui sait se former et se transformer au gré des besoins du marché et qui donne tout le pouvoir aux unités de terrain a quelques chances de survivre. L'entreprise libérée : une idée séduisante mais surtout un impératif. Hors la désorganisation, point de salut !

5) L'Innovation, un cercle vertueux

A l'heure où tout peut être produit moins cher ailleurs, l'innovation semble être la seule stratégie de survivre, la seule source d'avantage concurrentiel durable. Donc il faut mettre l'imagination au pouvoir. Dans un marché déjà très saturé, l'auteur décrit quelques entreprises innovatrices qui ont imposé leur "marque" (Tommy Hilfiger, Nike, Rubbermaid, Boots, Sony, etc.).
Lancez le produit qui révolutionne le marché : Post-it, fax, portable : toutes les inventions géniales ont été rejetées au départ.
Innover est vital. Mais innover vraiment aujourd'hui, c'est repartir de zéro, tout casser, tout oublier.
Cherchez, gaspillez, risquez, trompez-vous des dizaines de fois, c'est nécessaire.
Cultivez l'obsession du service au client, de la marque, du design
N'oubliez pas une partie de vos consommateurs : les femmes.

6) Le Prix de l'excellence

Publié en 1982, Le Prix de l'excellence a connu un succès planétaire. Fruit de plusieurs années d'enquête auprès d'entreprises, cet ouvrage part à la recherche des règles d'excellence et les synthétise en huit principes fondamentaux :
Privilégier l'action.
Rester à l'écoute du client.
Favoriser l'autonomie et l'innovation.
Asseoir la productivité sur la motivation du personnel.
Se mobiliser autour de valeurs-clés.
Préserver une structure simple.
Allier souplesse et rigueur.
S'en tenir à ce que l'on sait faire.

Fondés sur le bon sens, analysés dans ce style simple et direct qui en a fait la force, ces huit leviers de la performance, si souvent invoqués, si peu appliqués, demeurent d'une grande actualité. Comment les mettre en oeuvre ? Comment libérer l'énergie créatrice des hommes dans l'entreprise, à l'heure où la richesse découle de plus en plus du capital immatériel des organisations ? L'approche de Tom Peters et Robert Waterman a été disséquée, critiquée, jalousée, imitée, jamais dépassée. Les dirigeants et futurs entrepreneurs y trouveront des principes nécessaires et des pistes de réflexion pour conduire efficacement leurs entreprises en constante évolution.
Texte à lire pour mieux comprendre le prix de l’exellence…

Qu'est-ce que General Electric, Cisco, Wal-Mart, Microsoft et Southwest Airlines ont en commun? Ce sont les compagnies les plus admirées par les Américains.
Chaque année, depuis près de 20 ans, les éditeurs du magazine Fortune réalisent une enquête auprès de 10,000 chefs d'entreprises, analystes financiers et gestionnaires de portefeuilles pour leur demander de choisir leurs compagnies préférées dans un échantillon de 500 grandes compagnies américaines.
Les personnes interrogées doivent fonder leur sélection sur une dizaine de critères, tels la qualité de la direction, la qualité des produits et services, la capacité d'innovation, la valeur de l'investissement à long terme, la solidité financière, l'habileté à attirer du personnel de talent et le sens de la responsabilité sociale.
Est-ce qu'un palmarès semblable peut constituer un bon portefeuille pour les investisseurs? Comme on peut le voir, il s'agit de critères surtout qualitatifs qui laissent une grande place au jugement subjectif. Par ailleurs, rien ne nous dit que les meilleures compagnies constituent les meilleurs placements. Si le marché reconnaît la valeur exceptionnelle de ces entreprises, le cours de leur action devrait en être un juste reflet. En d'autres termes, il n'y a pas d'aubaines possibles ici. Les chances sont beaucoup plus grandes que ces actions soient surévaluées plutôt que sous-évaluées. General Electric par exemple, la coqueluche du groupe, a un ratio cours/bénéfices de 38. Même chose pour Microsoft, alors que Wal-Mart a un multiple de 35. On ne peut pas dire que ce sont là des rabais sur lesquels il faut sauter à pieds joints.
Un nombre considérable d'investisseurs s'aventurent sur le terrain des placements à la bourse en ayant une approche qu’on appelle " management ", fondée sur l'une ou l'autre des théories de gestion enseignée dans les Business School américains. Ils recherchent les titres de compagnies qu'ils considèrent comme des modèles de gestion et de performance, des exemples de réussite et d'excellence, en pensant que la clé du succès en investissement ne consiste qu'à distinguer les bonnes compagnies des moins bonnes.
Malheureusement, il ne leur vient pas à l'esprit que les actions de ces compagnies " modèles " se transigent à des prix déjà très élevés, et que peut-être trop d'espoirs sont mis en elles.
Le best-seller de Thomas Peters et Robert Waterman, intitulé en français " Le prix de l'excellence : les secrets des meilleures entreprises ", est sans doute le principal ouvrage qui a inspiré ces " chasseurs de merveilles " d'un genre particulier. Publié en 1982, le livre s'est vendu à près de 1 million d'exemplaires la première année de sa sortie et constitue encore, à la fin des années 1990, un best-seller dans le domaine de la gestion. On y retrouve tous les ingrédients qui peuvent plaire aux investisseurs, professionnels ou non, que l'on peut qualifier de chasseurs de titres de croissance.
Parmi les grandes qualités que Peters et Waterman ont décelées chez les meilleures entreprises, on retrouve les suivantes:
ces entreprises ont le parti pris de l'action et sont des maîtres dans l'art de l'expérimentation ;

  • elles restent à l'écoute du client et apprennent beaucoup d'eux;
  • elles favorisent l'autonomie et l'esprit novateur à tous les niveaux de l'organisation;
  • elles se mobilisent autour d'une valeur clé et d'une philosophie fondamentale
  • elles s'en tiennent à ce qu'elles savent faire et ne cherchent pas à se transformer en conglomérat(3) diversifié dans plusieurs secteurs;
  • elles préservent une structure simple et légère.


On doit admettre malheureusement, que les attributs de l'excellence de Peters et Waterman ne sont pas accessibles au premier venu et même qu'ils sont difficiles d'application pour l'investisseur d'expérience. C'est le grand défaut de plusieurs stratégies semblables : leur aspect qualitatif et subjectif trop prononcé.

Le livre de Peters et Waterman n'est pas un mauvais livre. Comme plusieurs ouvrages du genre sur l'art du management, il met le doigt sur des caractéristiques réelles des entreprises qui ont bien réussi et qui se sont avérées des leaders et des exemples à suivre dans leur industrie. Mais la logique de l'investissement et du succès à la bourse n'est pas la même que celle de la planification stratégique, de la qualité totale ou de l'établissement d'une culture d'entreprise.

Il n'est même pas nécessaire de sélectionner des compagnies irréprochables sur le plan du management pour réussir dans vos activités d'investissement. Des compagnies considérées comme très moyennes peuvent constituer d'excellents placements.

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