La logistique économique

La logistique économique

Dans le monde économique, la logistique a pour finalité permanente de fournir le bon produit ou service, au bon moment au bon endroit.

Les thèmes émergents des réflexions menées dès la fin des années 1990 par les chercheurs en logistique témoignent de l’intérêt porté à la
dimension stratégique et organisationnelle (Dornier, Fender, 2001). Divers axes se sont dégagés comme l’interface de la logistique avec les autres fonctions de l’entreprise, en particulier les activités des vendeurs et des acheteurs. La logistique fut ainsi pensée comme une fonction transversale dans et entre les entreprises, ceci imposant d’adopter une vision globale. L’axe mettant l’accent sur la recherche d’une efficacité croissante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise insistait sur la maîtrise de la gestion des flux s’appuyant sur « la conception, la construction et l’animation
de réseaux complexes réunissant de nombreux acteurs ».


Pour Dornier (1997), la logistique globale se fonde sur trois niveaux d’intégration à savoir fonctionnelle, sectorielle et géographique. Certains chercheurs analysent le rôle joué par la réglementation et les politiques des collectivités territoriales et des gouvernements dans les choix logistiques opérés contribuant au développement régional et à l’écologie. D’autres portent leurs réflexions sur l’étude de la logistique et du commerce électronique. Un des fondements de la préparation à la stratégie logistique enPMEréside en premier lieu dans l’information (Guilhon, Halley, 1999).
Son implantation se prépare sur les plans perceptuel, structurel et comportemental. La perception de l’environnement s’appuie sur des informations en provenance des environnements proches, mais aussi élargis. La gestion des informations est également nécessaire par rapport aux changements structurels et des modes d’organisation. Au niveau comportemental, émerge l’importance de l’apprentissage organisationnel favorisé par la formation, l’information et la veille, décrite comme activité de chasse et non de guetteur.

Pourtant peu d’écrits dans la littérature logistique prennent en compte les dimensions offensives et défensives de l’information. Roussat et Fabbe-Costes (2000) considèrent la veille technologique comme une composante indispensable, pour les prestataires logistiques, d’un management proactif. Ils dégagent les facteurs incitatifs externes et internes comme l’adhésion du personnel (Rouach, Santi, 1997) et le soutien de la direction générale (Cottrill, 1998). Leur enquête auprès de prestataires de services logistiques (PSL) se base sur une étude de la littérature ciblée essentiellement sur :


• les processus de recherche et de valorisation de l’information (Aguilar, 1967 ; Keegan, 1974 ; Stoffels, 1982 ; O’Connel, Zimmermann, 1985 ; Gilad, 1986 ; Curien et al. 1992 ; Amabile, 1999)
• l’exploitation de l’information recueillie pour la création de sens (Amabile, 1999 ; Marteau, Lesca, 1986) et par rapport à l’utilisation de méthodes génériques (Goshal, 1988 ; Diffenbach, 1983 ; Jain, 1984 ; Klein, Linneman, 1984 ; Preble, Rau, Reichel,1988 ; Jamboué-Roussat, 1995)
• les dispositions structurelles associées à la veille, activité devant être formellement coordonnée et organisée dans l’entreprise (Fahey, King, 1977 ; Thomas, 1980 ; Prescott, Smith, 1989 ; Lenz, Engledow, 1986).

Parallèlement se développe, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, une littérature relative aux menaces concernant la chaîne d’approvisionnement (Helferich, Cook, 2002 ; Sheffi, 2001). Ainsi, il semblerait qu’il soit de plus en plus vital de s’informer au préalable sur les prestataires et de prendre en compte des menaces d’un type nouveau comme le terrorisme. L’information en soi et les systèmes d’information aparaissent comme porteurs de risques.

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