Meknès-CGEM: Les opérateurs réclament des zones logistiques

Meknès-CGEM: Les opérateurs réclament des zones logistiques

· Et aussi l’activation du projet d’autoroute Fès-TangerMed
· Port sec, technopôles, développement durable… des priorités

ELU depuis près d’un an à la tête de l’Union régionale Meknès-Tafilalet de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Laârbi Laraichi veut hisser le travail de son entité à un niveau supérieur. C’est du moins ce qu’il a indiqué lors d’une récente rencontre avec les opérateurs de la capitale ismaïlienne.
En effet, après avoir donné la priorité à l’établissement d’un partenariat privilégié avec les différentes administrations, Laraichi entend profiter de ces liens pour booster la réalisation de grands projets de développement. «Nos relations avec le CRI, les élus, le cadastre, le fisc, la CNSS, la CCIS, l’université… sont à leur plus haut niveau.
Il est temps de mener des projets ensemble», explique le président de l’Union. Même conviction chez Lahcen Mouzouni, son 1er adjoint, pour qui «il faut continuer l’implantation de la CGEM dans la région en adéquation avec la politique économique des différentes provinces». Dans ce sens, la mise en place d’antennes qui serviront de relais à l’Union régionale (El Hajeb, Ifrane, Khénifra, Midelt et Errachidia) figure également parmi les priorités. La priorité est accordée aussi au développement durable et aux PME afin de leur permettre de se structurer et de bénéficier de toutes les prestations offertes par la CGEM. Celle-ci a créé plusieurs commissions. Elles sont chargées de dossiers visant notamment la création d’un bon climat d’affaires, le développement économiques et social, et l’amélioration de l’employabilité des jeunes. Pour ce dernier volet, la CGEM a initié une belle opération au niveau des quartiers défavorisés. Avec l’OFPPT, l’entité régionale a préparé les chercheurs d’emploi aux entretiens d’embauche (CV, lettre de motivation, présentation…). «Les plus chanceux ont même été recrutés par des adhérents de l’Union», indique-t-on.
Par ailleurs, la commission logistique, présidée par Ali Moutea, le jeune directeur de Citybus, a réalisé un travail de fond en interrogeant une bonne partie des opérateurs. Il en est sorti que la région a besoin d’un accès direct au port TangerMed. La création de zones logistiques serait également d’un grand apport.
«Selon notre accord avec l’Etat, et afin de réduire les coûts, nous devons mobiliser 130 ha de zones logistiques à l’horizon 2015 et doubler cette capacité d’ici 2030», explique Moutea. Selon lui, l’aménagement de zones industrielles à un prix accessible, d’un port sec et des magasins et aires de dédouanement (Mead) figure au programme. Notons que la création des Mead à l’extérieur de la ville s’inscrit dans le cadre de l’adaptation des procédures douanières à l’évolution du commerce mondial, au développement de la logistique des transports internationaux, et la nécessité impérieuse de décongestionner les ports et aéroports pour une meilleure fluidité et célérité dans le processus de dédouanement.
La fluidité de la circulation à l’intérieur de la ville est, pour sa part, tributaire de la mise en place de signalisations intelligentes. La réalisation d’une étude pour la sécurité routière et l’introduction de bus rapides de transit (BRT) font partie des propositions pour améliorer la logistique.
D’autre part, l’on signale que Meknès est à la traîne par rapport aux autres régions du Royaume. Quoiqu’étant une riche région agricole, elle a une faible contribution au PIB national. «Pour rattraper le retard, il faut constituer dans l’urgence un lobbying industriel». Lequel devrait militer pour que Meknès bénéficie également des avantages qu’offrent les zones industrielles de Tanger et Casablanca. De même, les opérateurs ont souligné que la reprise économique de la ville dépend de l’intérêt qu’elle suscite auprès des entrepreneurs et des investisseurs.
Dans ce sens, l’assainissement du foncier, qui nécessite des réformes urgentes, la défiscalisation, la création de parcs industriels intégrés (PII) et de technopôles, la construction de l’autoroute Meknès-TangerMed, favoriseraient l’émergence d’une dynamique socioéconomique en adéquation avec les orientations stratégiques.

Un nouveau siège

DEUX millions de DH. Tel est le budget consacré à la construction d’un nouveau siège de la CGEM-Meknès. Il est financé à moitié par des donateurs. Le reste est pris en charge par la CGEM mère. Logé dans la zone industrielle de Mejjat sur un terrain de 300m2, «le futur QG de l’Union verra le jour grâce à un appui inconditionnel de la part de Mohamed Faouzi, wali de la région, qui nous a octroyé le terrain et toutes les autorisations nécessaires», conclut Laârbi Laraichi.

Source: L'économiste

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