Le Maroc, bientôt 1er exportateur régional

Le Maroc, bientôt 1er exportateur régional

Objectif: produire 500.000 voitures/an à partir de 2015 avec 90% à l’export
Automotive Meetings vend les atouts d’un «most competitive country»

L’usine Renault de Tanger suscite des convoitises dans un environnement mondial caractérisé par des prémices de relance du secteur de l’automobile.
C’est dans ce contexte international favorable que Tanger s’apprête à accueillir Automotive Meetings Tangier-Med (AMT 2010). L’événement devra accueillir, du 21 au 22 octobre, 120 participants, dont près de 50% d’étrangers. Ce sont principalement des donneurs d’ordre, des constructeurs, des équipementiers, des sous-traitants… Des opérateurs majeurs de l’automobile pour initier de nouveaux flux d’affaires et éventuellement lancer des projets industriels au Maroc. A une semaine du rendez-vous, pas moins de 723 rendez-vous ont été programmés. «L’objectif est d’enclencher un mouvement d’industriels et accueillir des équipementiers avec de nouveaux métiers, une expertise et de nouvelles technologies au Maroc», résume Larbi Belarbi, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (Amica). En fait, selon Belarbi, les enjeux d’AMT se veulent multiples cette année. En plus de l’attractivité du site Maroc avec des investissements lourds dans l’écosystème du complexe industriel de Renault, l’ambition est de développer les achats et le sourcing à partir de la plateforme de Tanger. «Il est temps de commencer à réfléchir à la place du Maroc au soleil !», schématise le président de l’Amica.
Autrement dit, le site Maroc est appelé à devenir un centre régional de production de l’automobile. La vocation est de se positionner en tant que fournisseur «most competitive country» (MCC) à fort potentiel de développement dans la région sud de la Méditerranée. Tous les ingrédients semblent réunis pour promouvoir ce site. A elle seule, la zone de Tanger Free Zone (TFZ) emploie aujourd’hui plus de 30.000 personnes dans l’automobile. Une ville dans la ville… du Détroit! Le plan de formation sectoriel dédié aux besoins de cette industrie parle de 70.000 nouveaux lauréats prévus sur la période 2009-2015.
Dès 2015, le Maroc devra produire quelque 500.000 voitures dont 90% seront orientées à l’export et ce, vers plus de 50 pays. Ce qui érigera le Maroc en tant que premier pays exportateur régional de l’automobile.
Avec la Logan, les exportations de voitures ont commencé depuis 2007 vers l’Allemagne, l’Espagne, la France et, depuis plus d’un an, vers l’Egypte, qui a été suivie de la Tunisie… Mais les volumes restent encore faibles à l’export.
En fait, le développement des investissements dans l’industrie automobile a commencé à être perceptible à partir de 2003-2004. L’engouement pour TFZ (Tanger Free Zone), l’effet d’entraînement que suscite déjà l’usine de Renault et la dynamique enclenchée par le port de TangerMed ainsi que la visibilité qu’offre le plan Emergence… sont autant de facteurs qui expliquent les multiples investissements dans les équipements automobiles à Tanger, Kénitra, Casablanca. Aujourd’hui, selon l’Amica, le Maroc suscite l’intérêt d’autres constructeurs et donneurs d’ordre internationaux. Des majors soucieux d’optimiser leurs coûts de production. Parmi ces derniers, l’on cite notamment PSA (Peugeot/Citroën), Volkswagen, BMW…
C’est dire que le nouvel écosystème donne plus de crédibilité à la vocation industrielle du Maroc. Il devient un levier important qui positionne la plateforme sur le plan régional. La preuve, le Maroc exporte l’équivalent de 55% de sa production.
Avec l’entrée en production de l’usine de Renault Tanger, l’on s’acheminera facilement vers 80% de la production à l’export. En termes d’exportations, l’industrie automobile est donc appelée à devenir plus importante que les agrumes.
A terme, l’objectif est de se positionner dans un marché de 5 millions de voitures à portée logistique immédiate.

Source: L'économiste

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