La crise des armateurs marocains

La crise des armateurs marocains

L’activité en baisse, 5.000 emplois menacés Les opérateurs réclament des mesures d’accompagnements.

Avec la nouvelle politique du secteur du transport maritime, le coût du fret est resté stable que ce soit par rapport à la facture des échanges extérieurs ou par rapport au PIB

Libéralisé en 2007, le transport maritime n’a pas atteint les objectifs attendus. Les armateurs marocains sont en train de perdre du terrain face aux opérateurs étrangers. Leur chiffre d’affaires a reculé de 25% entre 2009 et 2010. Il s’est établi à 3,5 milliards de dirhams alors que celui réalisé par les armateurs étrangers est en hausse de 16,4% à plus de 14,66 milliards de dirhams. Selon le Comité central des armateurs marocains (CCAM), l’instance représentative des compagnies de transport maritime, les prévisions pour 2011 sont loin d’être réjouissantes. «Vu la crise économique et financière persistante depuis fin 2008 et l’absence de soutien de la part de l’Etat, le secteur risque la crise cardiaque», souligne l’association professionnelle. Ce qui se traduirait par la perte de près de 5.000 emplois directs. Selon le commandant Mohammed Karia, président du CCAM, «aujourd’hui, notre facture du fret maritime se situe entre 20 et 22 milliards de dirhams annuellement alors que les armateurs nationaux ne réalisent que 4 milliards de dirhams de ce chiffre d’affaires». Et d’ajouter qu’«il est important, pour pouvoir capter davantage de parts de marché, d’améliorer la compétitivité des compagnies maritimes car ce secteur peut être un important pourvoyeur d’emplois et d’investissements à haute valeur ajoutée si une vraie politique maritime est adoptée par notre pays».

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