Maersk France : Où en est le plan social ?

Maersk France : Où en est le plan social ?

Annoncé à l'été 2009, le plan social chez Maersk France, qui emploie actuellement 360 personnes, s'avère moins important que ce que redoutaient les syndicats. Certes, les premières lettres de licenciement sont parties en janvier, mais les mesures prises par la direction permettent de réduire significativement le nombre de départs. « Il y a moins de casse que l'on craignait, même si un plan social est toujours douloureux pour les gens concernés, d'autant que le marché du travail n'est pas florissant actuellement. Pour compenser les suppressions de postes, il y a eu des créations. Une cellule de reclassement a également été mise en place, avec un plan de suivi, ce qui a déjà permis à plusieurs personnes de retrouver du travail », explique un responsable syndical.

 



49 départs

Au final, 105 postes (uniquement sédentaires) sont supprimés mais, dans le même temps, 56 autres ont été créés, ce qui limite donc le nombre de départs à 49. « C'est toujours douloureux pour une société mais nous avons voulu, dans ce moment délicat, conserver un aspect humain, être respectueux et faire preuve de transparence. Il n'était pas question d'avertir les gens juste avant, comme cela se voit malheureusement souvent, en pareil cas, dans un certain nombre de sociétés. Ce plan s'étale de septembre 2009 à juin 2010, ce qui donne de la visibilité aux gens. Cela laisse du temps pour des reclassements en interne ou chercher du travail », explique-t-on à la direction de Maersk France. « Il y a eu des créations de postes et nous avons fait des propositions de reclassement. Dans le même temps, une cellule de suivi a été mise en place pour l'aide à la recherche d'emploi, la mobilité et la formation, afin d'accompagner les salariés concernés. Nous avons d'ailleurs déjà eu des succès puisque plusieurs collaborateurs ont retrouvé un emploi ».

Nouvelle stratégie

La décision de mettre en oeuvre le plan social a été dictée par deux facteurs. Outre les conséquences de la crise, qui a eu un fort impact sur le transport maritime, Maersk France poursuit l'application du nouveau business model engagé début 2008 par sa maison-mère, le groupe danois A.P. Moller-Maersk. « Cette stratégie commence à porter ses fruits, en termes de performances, par rapport à nos concurrents. On le voit dans la régularité des navires, la satisfaction des clients et une plus grande proximité avec le marché », précise-t-on chez Maersk France. Dans cette optique, la société se réorganise pour être plus efficace, les principaux départements impactés étant le service clientèle et la finance. Les fonctions support sont, ainsi, regroupées, le service financier étant notamment concentré au Havre, où Maersk France espère profiter des synergies au niveau des activités fonctionnelles. Si le site de Marseille s'est dégarni, son avenir n'est toutefois pas menacé. « Notre réorganisation a pour but d'être plus flexibles et réactifs. Il n'est pas question de fermer Marseille car notre vision est d'être proche du marché. Tout le front line, avec un service clientèle, un service commercial et la collecte, reste sur place afin d'être à proximité des clients ».

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