Une Union africaine est née

Une Union africaine est née

Une première dans les annales du transport en Afrique. Un accord de principe a été établi entre une douzaine d'associations professionnelles africaines, pour créer l'Union africaine du transport et de la logistique (UATL), développer la coopération entre elles et contribuer à la fluidification des échanges intercontinentaux.

La création de cette instance sera accompagnée par celle du Comité régional de l'IRU pour l'Afrique.

«Cette nouvelle structure aura pour tâche principale de promouvoir le rôle et l'importance du transport routier en Afrique et de sauvegarder les intérêts de ce secteur, des associations professionnelles et de leurs membres auprès des gouvernements, des organisations intergouvernementales et de tout organisme actif compétent dans le commerce ou le transport africain et international», a indiqué Abdelilah Hifdi, président de la Fédération nationale du transport et de la logistique (CNTL), lors d'une conférence de presse organisée, vendredi dernier à Casablanca, pour annoncer l'organisation du Salon international du transport, de la mobilité et de la logistique (LOGISTRA), qui aura lieu du 23 au 27 novembre 2010 à l'OFEC de Casablanca.

 

 

Selon A. Hifdi, «la réalisation de cet objectif s'appuie sur la situation géographique privilégiée du Maroc en tant que trait d'union entre l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient et sur ses infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires modernes, ainsi que sur sa position de carrefour des autoroutes maritimes. Ces données prédestinent le Maroc pour jouer un rôle important de hub multimodal au service du développement du commerce intercontinental». Il a ajouté : «S'appuyant sur ces atouts du Royaume du Maroc, la FT-CGEM a pris des contacts avec ses homologues de plusieurs pays africains, afin de coordonner leurs actions au service du développement du commerce extérieur entre eux et avec les pays européens et ceux appartenant au MENA».

Ce grand projet sera concrétisé à l'occasion du Logistra, organisé par la Fédération du transport de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui regroupe plus de 20 000 entreprises avec un parc véhicules de plus de 700 000 véhicules. D'après les organisateurs, Logistra est d'abord une exposition des moyens et des services destinés aux opérateurs et aux partenaires du secteur.

Ensuite, un forum e réflexion sur la problématique de la mobilité de la logistique et du transport dont l'objectif est de contribuer à l'élaboration d'une politique du transport qui sous-tend le développement économique et social de notre pays. Et enfin une soirée de gala et une cérémonie de gratification des professionnels sélectionnés et des distributions de trophées pour valoriser les exploits et les résultats des acteurs du transport. Pour Adil Gaoui, vice-président de la Fédération du transport chargé de la formation et directeur de l'Institut supérieur de transport et de la logistique, qui s'occupe de l'organisation scientifique dans le cadre de Logistra, il s'agit surtout de la mise en œuvre du programme national de formation dans les métiers de la logistique et la première tranche du réseau national des plateformes logistiques. Ainsi, la formation sera centrée sur l'échange d'expertise et l'assistance mutuelle, notamment en matière de formation professionnelle aux métiers du transport routier et de formation des formateurs dans ce domaine, de transport de matières dangereuses et des produits périssables, de logistique : pilotage d'entreprises, formation de managers, de techniciens spécialisés et d'opérateurs spécialisés.

Aussi et à quelques encablures de la mise en application du nouveau code de la route et la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique, Logistra sera également l'occasion pour signer un contrat sur le transport routier. A l'aube de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc (contrat-programme 2010-2015), le secteur du transport et de la logistique, via la CGEM, est plus que jamais sollicité pour accompagner le gouvernement notamment dans les mutations profondes prévues pour la libéralisation du transport routier de marchandises et de voyageurs. Pour rappel, cette nouvelle stratégie s'articule autour de cinq axes-clés, à savoir le développement et la mise en œuvre d'un réseau national intégré de zones logistiques muti-flux, l'optimisation et la massification des flux de marchandises, le développement des compétences à travers un plan national de formation aux métiers de la logistique et la mise en place d'un cadre de gouvernance opérationnelle du secteur et de mesures de régulation adaptées.

Source: Le matin.

 

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